
Préfacé par Emmanuel Carrère, écrit dans une langue magnifique, un roman de guerre qui ne ressemble à aucun autre et un portrait saisissant de l'inconscient en temps de guerre.
Préfacé par Emmanuel Carrère, écrit dans une langue magnifique, un roman de guerre qui ne ressemble à aucun autre et un portrait saisissant de l'inconscient en temps de guerre.
Espagne, XVIIe siècle. Juan, le narrateur, est fils de marranes, ces juifs contraints par l’Inquisition à se convertir au catholicisme et qui continuèrent à pratiquer le judaïsme en secret. Son père, un riche marchand de Séville, décide de l’envoyer en pension dans la lointaine Valence. Là, Juan découvre le vol, la traîtrise, le mensonge. Au bout d’un an, il s’enfuit et veut retourner chez ses parents à Séville. Le chemin sera plus long que prévu…
« Comment décrire ce que j’éprouvai, Monsieur ? Je me demandais : « La pièce interdite était-elle une synagogue ? Était-ce cela que l’on voulait me cacher ? » Les juifs avaient mis à mort le Christ, je les avais maudits pour cette infamie et je m’étais réjoui qu’on les eût expulsés d’Espagne. Mais ce rêve me découvrait que j’étais des leurs.
Nadia et Salim Yassine, un couple d’Arabes israéliens, ne peuvent pas avoir d’enfant. À leur demande d’adoption, les services sociaux leur attribuent un garçon de huit ans, Nathanaël. Le garçon s’avère autiste. Quand il sort de son mutisme, il chante à tue-tête « Lucy in the sky with diamonds ».
À travers le regard de Nadia, une femme à la candeur touchante, Daniella Carmi dresse un portrait loufoque de la société israélienne. Elle réussit l’exploit de faire rire et pleurer en faisant se rencontrer des Arabes israéliens, des Juifs ultraorthodoxes, des homosexuels.