La grande vie, par Christian Bobin, Folio
«Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres.»
lundi 21 décembre 2015
dimanche 20 décembre 2015
Il est de retour
Il est de retour, par Timur Vermes, 10/18
Ce qu'en dit l'éditeur Belfond:
Nous sommes à Berlin en 2011 et il est de retour. Qui ? Hitler. Tout à la fois hilarante et édifiante, une satire virtuose et prophétique sur nos sociétés fascinées par la célébrité et le culte de la personnalité, même si (ou a fortiori ?) ces « people » font, au mieux, preuve d'une bêtise crasse ou, au pire, professent des idées nauséabondes.Succès inouï en Allemagne, traduit dans trente-cinq langues, bientôt adapté au cinéma, Il est de retour est un véritable phénomène. Entre Chaplin, Borat et Shalom Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.
Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ?
Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une.
La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise...
Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé...
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
Ce qu'en dit l'éditeur Belfond:
Nous sommes à Berlin en 2011 et il est de retour. Qui ? Hitler. Tout à la fois hilarante et édifiante, une satire virtuose et prophétique sur nos sociétés fascinées par la célébrité et le culte de la personnalité, même si (ou a fortiori ?) ces « people » font, au mieux, preuve d'une bêtise crasse ou, au pire, professent des idées nauséabondes.Succès inouï en Allemagne, traduit dans trente-cinq langues, bientôt adapté au cinéma, Il est de retour est un véritable phénomène. Entre Chaplin, Borat et Shalom Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.
Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ?
Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une.
La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise...
Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé...
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
lundi 14 décembre 2015
La servante écarlate
La servante écarlate par Margaret Atwood, J'ai lu
Ce qu'en dit le site du cafard cosmique:
Ma cote d'amour: ***** J'aime
Ce qu'en dit le site du cafard cosmique:
Defred est une des servantes vêtues de rouge de la République de Gilead. Elle vit dans un monde en guerre [une guerre de religions], dans une dictature théocratique qui n’a de république que le nom et au sein de laquelle elle n’a pas le droit d’écrire, de lire, de fumer une cigarette, d’échanger des confidences avec le reste du personnel de maison...
Constamment surveillée par les Tantes [sortes de bonnes sœurs sadiques], tout sentiment d’amour lui est interdit car l’amour est puni par la peine capitale.
Constamment surveillée par les Tantes [sortes de bonnes sœurs sadiques], tout sentiment d’amour lui est interdit car l’amour est puni par la peine capitale.
PRIX ARTHUR C. CLARKE 1987
Une fois par mois, Defred est auscultée par un gynécologue avant de participer à la cérémonie. Le soir-même, après une lecture de la bible, elle se rend dans la chambre de Serena Joy, la femme du commandant. Là, elle s’agenouille sur le lit à baldaquin, pose sa tête contre l’entrejambe de la maîtresse de maison et attend la saillie. Celle-ci lui est prodiguée mécaniquement par le commandant qui vient baiser en levrette la partie inférieure de son corps, sans mot, sans le moindre baiser, sans le moindre sentiment autre que le dégoût, réduisant son corps à une simple machine-outil, niant presque l’existence de son âme.
Après la cérémonie, Defred doit garder la semence en elle au moins dix minutes, histoire de mettre toutes les chances du côté de sa matrice, car tel est son rôle véritable dans la maison du Commandant : elle est une matrice, et la chair et l’esprit qui gravite autour de son utérus ne comptent guère. Defred doit tomber enceinte et enfanter, enfanter dans un monde où la plupart des femmes [Serena Joy en tête de liste] n’y arrivent plus. C’est sa seule fonction et ce devrait être sa seule raison d’être, mais avant d’être servante, Defred avait un autre nom, un homme - Luke - et une petite-fille ; elle avait une vie, dangereuse et parfois palpitante... Avant d’être servante, Defred était une mère, avait des désirs et connaissait le plaisir de l’orgasme. Alors forcément elle vit avec ses souvenirs et l’espoir d’aimer une dernière fois avant de mourir.
La Servante écarlate, publié pour la première fois en 1985 est devenu en vingt ans à peine un classique de la littérature d’anticipation au même titre que 1984 de George Orwell. Ce roman fait partie de ces œuvres déboussolantes dans lesquelles on a du mal à plonger, puis, une fois passée la barrière des cinquante premières pages, le récit devient passionnant : Defred souffre et nous souffrons avec elle... Defred rêve et nous comprenons ses rêves, jusque dans leurs moindres détails. Defred se souvient et peu à peu la République de Gilead se dessine sous nos yeux.
Une fois par mois, Defred est auscultée par un gynécologue avant de participer à la cérémonie. Le soir-même, après une lecture de la bible, elle se rend dans la chambre de Serena Joy, la femme du commandant. Là, elle s’agenouille sur le lit à baldaquin, pose sa tête contre l’entrejambe de la maîtresse de maison et attend la saillie. Celle-ci lui est prodiguée mécaniquement par le commandant qui vient baiser en levrette la partie inférieure de son corps, sans mot, sans le moindre baiser, sans le moindre sentiment autre que le dégoût, réduisant son corps à une simple machine-outil, niant presque l’existence de son âme.
Après la cérémonie, Defred doit garder la semence en elle au moins dix minutes, histoire de mettre toutes les chances du côté de sa matrice, car tel est son rôle véritable dans la maison du Commandant : elle est une matrice, et la chair et l’esprit qui gravite autour de son utérus ne comptent guère. Defred doit tomber enceinte et enfanter, enfanter dans un monde où la plupart des femmes [Serena Joy en tête de liste] n’y arrivent plus. C’est sa seule fonction et ce devrait être sa seule raison d’être, mais avant d’être servante, Defred avait un autre nom, un homme - Luke - et une petite-fille ; elle avait une vie, dangereuse et parfois palpitante... Avant d’être servante, Defred était une mère, avait des désirs et connaissait le plaisir de l’orgasme. Alors forcément elle vit avec ses souvenirs et l’espoir d’aimer une dernière fois avant de mourir.
La Servante écarlate, publié pour la première fois en 1985 est devenu en vingt ans à peine un classique de la littérature d’anticipation au même titre que 1984 de George Orwell. Ce roman fait partie de ces œuvres déboussolantes dans lesquelles on a du mal à plonger, puis, une fois passée la barrière des cinquante premières pages, le récit devient passionnant : Defred souffre et nous souffrons avec elle... Defred rêve et nous comprenons ses rêves, jusque dans leurs moindres détails. Defred se souvient et peu à peu la République de Gilead se dessine sous nos yeux.
« Alors que nous attendons dans notre file double, la porte s’ouvre et deux autres femmes entrent, toutes deux vêtues de la robe rouge et des ailes blanches des Servantes. L’une d’elles est très manifestement enceinte ; son ventre, sous son vêtement ample se gonfle triomphalement. Il y a un mouvement dans la boutique, un murmure, une échappée de souffles ; malgré nous nous tournons la tête, ouvertement, pour mieux y voir ; nos doigts brûlent de la toucher. Elle est pour nous une présence magique, un objet d’envie et de désir, nous la convoitons. Elle est un drapeau au sommet d’une colline, qui nous montre ce qui peut encore être accompli ; nous aussi pouvons être sauvées. »
Ma cote d'amour: ***** J'aime
vendredi 11 décembre 2015
Les Outrepasseurs tome 1: Les Héritiers
Les Outrepasseurs tome 1: Les Héritiers, par Cindy Van Wilder, Gulf Stream éditeur
Ce qu'en dit l'éditeur:
Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…
Ma cote d'amour: ***** J'aime
Ce qu'en dit l'éditeur:
Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…
Extrait :
— Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
— Nous ?
— Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.
— Nous ?
— Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.
Ma cote d'amour: ***** J'aime
Au cœur de ce pays
Au cœur de ce pays, par J-M Coetzee, Le serpent à plumes, Collection Motifs
Ce qu'en dit le Seuil:
Ma cote d'amour: *****J'aime
Ce qu'en dit le Seuil:
Une ferme isolée en Afrique du Sud, au coeur du veld. Un père et sa fille y vivent loin de toute civilisation.
Murée dans sa laideur et sa virginité, Magda ressent à l'égard de son père, autoritaire et morose, une haine amoureuse nourrie de rêveries et de fantasmes.
Lorsque le père met dans son lit la jeune épouse d'Hendrik, le contremaître noir, Magda, en proie à une jalousie délirante, le tue sans tout à fait le vouloir et l'enterre secrètement. Elle tombe alors sous l'emprise d'Hendrik qui la viole et vient la soumettre toutes les nuits, avant de s'enfuir dans la crainte d'être accusé de meurtre. Restée seule, Magda erre dans un étrange pays entre le réel et ses hallucinations. Elle meurt, bras en croix, face au ciel, dans son jardin désertique, hérissé de pierres.
Le verbe illuminé de Magda, d'une force poétique qui emporte tout sur son passage, la torpeur étouffante des jours et des nuits, la violence et la peur au centre de ce huis-clos tragique créent un climat auquel il est difficile d'échapper. C'est celui des relations de maître à esclave, des rapports entre Blancs et Noirs.
Dans ce premier roman, J. M. Coetzee a su, avec une folle assurance et un oeil infaillible, faire d'une histoire d'amour et de vengeance le miroir de l'expérience coloniale.
Ma cote d'amour: *****J'aime
vendredi 13 novembre 2015
Le mystère de la tête d'or, tome 3: Le fantôme de Cybèle
Le mystère de la tête d'or, par Catherine Cuenca, Gulf Stream éditeur
Tome 3: Le fantôme de Cybèle
Ce qu'en dit l'éditeur:
Alors que la Tête d’Or a été retrouvée et est exposée dans un musée, Jeannot, Riri et Céleste rencontrent un homme mourant dans les ruines d’un amphithéâtre romain.
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
Tome 3: Le fantôme de Cybèle
Ce qu'en dit l'éditeur:
Alors que la Tête d’Or a été retrouvée et est exposée dans un musée, Jeannot, Riri et Céleste rencontrent un homme mourant dans les ruines d’un amphithéâtre romain.
Celui-ci a juste le temps de leur délivrer un mystérieux message au sujet d’un trésor caché dans la presqu’île. Dans le voisinage, les langues se délient. Certains évoquent la dame blanche de Cybèle pour expliquer la mort de cet inconnu. Cette femme serait une déesse romaine dont le temple aurait été détruit. Malgré la crainte que leur inspire cette légende, les trois adolescents s’embarquent dans une nouvelle quête. Ce qu’ils vont découvrir va remettre bien des certitudes en question.
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
vendredi 6 novembre 2015
Le mystère de la tête d'or tome 2: l'énigme du grenat perdu
Le mystère de la tête d'or, par Catherine Cuenca, Gulf Stream éditeur
Tome 2: l'énigme du grenat perdu
Ce qu'en dit l'éditeur:
Chaque nuit, un mendiant erre sans but dans les ruelles de Lyon. Il erre ainsi depuis des siècles. C’est sa punition. Une punition pour la faute qu’il a commise : avoir volé un grenat d’une valeur inestimable à un pape.
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
Tome 2: l'énigme du grenat perdu
Ce qu'en dit l'éditeur:
Chaque nuit, un mendiant erre sans but dans les ruelles de Lyon. Il erre ainsi depuis des siècles. C’est sa punition. Une punition pour la faute qu’il a commise : avoir volé un grenat d’une valeur inestimable à un pape.
Une légende pour faire peur aux enfants qui veillent trop tard, mais Jeannot n’a plus l’âge de croire à ces fadaises. Quoique… Après tout, ce qu’il tient dans la main n’est-il pas un grenat, comme l’affirme le père Ennemond ? Et n’est-ce pas un ivrogne qui le lui a donné en pleine nuit, dans une allée sombre de la cité ? Dans le doute, Jeannot préfère se débarrasser du précieux caillou en le revendant à un bijoutier… qu’on retrouve mort le lendemain. Malédiction ou coïncidence ? C’est ce que l’adolescent, flanqué de son cousin Riri et de son amie Céleste, va tenter de découvrir.
Ma cote d'amour: ***** Très enthousiaste
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