vendredi 13 mai 2016

La nature

La nature, par Ralph Waldo Emerson, Allia, 96 pages

Ce qu'en dit l'éditeur:

“La raison pour laquelle le monde manque d’unité et gît brisé et en morceaux, c’est que l’homme est séparé d’avec lui-même. Il ne peut étudier la nature tant qu’il ne satisfait pas à toutes les exigences de l’esprit. L’amour lui est aussi nécessaire que la faculté de percevoir. En fait, aucun des deux ne peut atteindre la perfection sans l’autre. Au plein sens du terme, la pensée est ferveur, et la ferveur est pensée.”
Dans La Nature, sa première œuvre, Emerson expose avec lyrisme les principes philosophiques qui dirigeront toute son œuvre : la cohérence intime de l’univers, la plénitude et l’harmonie de l’esprit individuel, la correspondance symbolique entre lois naturelles et lois morales.
Traduit de l'anglais par Patrice Oliete-Loscos.
Ma cote d'amour: *****J'aime

lundi 9 mai 2016

Guerre et guerre

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 Guerre et Guerre de László Krasznahorkai, éditions Cambourakis, 368 pages


Ce qu'en dit l'éditeur:

Je ne suis pas devenu fou [...] mais je vois aussi clairement que si j’étais fou.
Petit historien local travaillant dans un centre d’archives poussiéreux situé à deux cent vingt kilomètres de Budapest, Korim, qu’une tristesse sans âge tenaille au point de lui faire perdre la tête, découvre un jour un mystérieux manuscrit que nul n’avait dérangé depuis des décennies. Ce texte, d’une force poétique bouleversante, relate l’éternelle errance de quatre figures angéliques poursuivies sur terre et à travers l’Histoire par l’extension inexorable du règne de la violence. Pénétré par l’absolue vulnérabilité de ces personnages, Korim se donne pour but de délivrer au monde l’obsédant message porté par le manuscrit. C’est à New York, au "centre du monde", qu’il décide d’accomplir cette tâche, avant d’entrevoir, au terme de sa course folle, la possibilité d’un refuge pour ses compagnons...

László Krasznahorkai

Né en 1954, Lázló Krasznahorkai est l’un des écrivains hongrois contemporains les plus importants, auteur d’une dizaine de livres, romans, nouvelles et essais. Il poursuit un projet littéraire ambitieux, totalisant, reflet de la complexité de la condition humaine dans la société post-moderne. Son style est caractérisé par une prose étirée, enveloppante, parfois labyrinthique, d’une extrême acuité.
Traduite dans une dizaine de langues, son oeuvre a été plusieurs fois primée, dans son pays et à l’étranger (prix Kossuth, la plus haute distinction littéraire en Hongrie, en 2004). Deux de ses romans ont été publiés en France, aux éditions Gallimard (Le Tango de Satan, 2000 ; La Mélancolie de la résistance2006). Les éditions Cambourakis poursuivent la publication de ses oeuvres avec la parution en 2010 de Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l’ouest par les chemins, à l’est par un cours d’eau, roman d’inspiration japonisante, et la traduction aujourd’hui de Guerre et Guerre, l’un de ses projets les plus ambitieux.
Depuis 1985, il collabore régulièrement avec le cinéaste hongrois Béla Tarr pour lequel il a adapté certains de ses romans (Le Tango de Satan ; Les Harmonies Werkmeister ), mais aussi rédigé des scénarios originaux (Le Cheval de Turin).

Ma cote d'amour: *****J'aime / ***** Très enthousiaste, j'hésite!

mercredi 4 mai 2016

La dénonciation

La dénonciation, par Bandi, éditions Philippe Picquier

Présentation par l'éditeur:

Collection Corée
256 pages / 19,50 € / ISBN : 2-8097-1156-1
Bandi, qui signifie « Luciole », est le pseudonyme d’un écrivain qui vit en Corée du Nord. Après bien des péripéties, dissimulés dans des livres de propagande communiste, ses manuscrits ont franchi la frontière interdite pour être publiés en Corée du Sud. Mais pas leur auteur. Bandi a choisi de rester, lui qui se veut le porte-parole de ses concitoyens réduits au silence. Ses récits où s’expriment son émotion et sa révolte dévoilent le quotidien de gens ordinaires dans une société où règnent la faim, l’arbitraire, la persécution et le mensonge, mais aussi l’entraide, la solidarité, et l’espoir, chez ceux qui souffrent. Des récits d’une grande humanité, et l’œuvre d’un authentique écrivain.

Je vis en Corée du Nord depuis cinquante ans, Comme un automate qui parle, Comme un homme attelé à un joug.
J’ai écrit ces histoires,
Poussé non par le talent,
Mais par l’indignation,
Et je ne me suis pas servi d’une plume et d’encre, Mais de mes os et de mes larmes de sang.


Sortie en mars 2016

Ma cote d'amour: *****Très enthousiaste

samedi 30 avril 2016

Fantoccio

Fantoccio, par Gilles Barraqué, roman 12-16 ans, collection Médium, l'école des loisirs

Ce qu'en dit l'éditeur:

Une nuit, dans la campagne de Toscane, sur la table d’une demeure crasseuse, un grand pantin de bois s’éveille à la vie. Voilà Fantoccio soudain tiré du néant et doté des facultés de penser, de ressentir et d’agir. Magie ! C’est Giuseppe Taddei, dit Geppetto, qui en a décidé ainsi. Lui, le maître marionnettiste sans le sou, pourra alors proposer un numéro extraordinaire et faire enfin fortune. Fantoccio est donc né sous le signe du mensonge. Mentir, mentir… Pour exaucer le rêve du maître, il faut apprendre à jouer le pantin, à tromper le monde dans l’artifice des fils et à tous les instants du quotidien. À n’être qu’une chose ! Mais il y a la vie, la force de la vie. Mais il y a la ville de Sienne, qui bouillonne, qui appelle. Sienne et ses basfonds, ses petites crapules, ses mystères, ses rites, comme le Palio, cette course de chevaux. Il y a aussi la musique, les livres, le théâtre. Et surtout, il y a la belle Livia, qui danse avec Fantoccio sur scène. Jusqu’où tiendra le mensonge ? Comment s’empêcher de vivre ? Comment contenir cette voix qui dit, chaque jour un peu plus fort, « je suis un homme » ?

Gilles Barraqué revisite Les Aventures de Pinocchio, texte « trouble et subversif », en hommage à son créateur Carlo Collodi, et bien loin de la version animée de Walt Disney.
Dans son roman, cet ancien musicien de rue célèbre aussi le théâtre et la commedia dell’arte.

Ma cote d'amour: ***** J'aime

vendredi 15 avril 2016

Vers le bleu

Vers le bleu, par Sabrina Bensalah, Sarbacane, collection X', 200 pages, dès 14 ans.

Ce qu'en dit l'éditeur:

Ornella et Anoushka vivent dans une caravane avec une mère loufoque et immature.
Alors que la petite Anoushka prépare l’élection de Mini- Miss Camping, Ornella se prépare à quitter le trio devenu étouffant pour enfin vivre sa vie, sa vie à elle ! Malheureusement, elle sera devancée par « La Mère », qui se sauve avec un vieil ami d’enfance fraîchement retrouvé… Et Ornella, qui rêvait de liberté, doit assumer l’éducation de sa sœur, l’impayable Noush.
Mais rapidement, Noush se révèle très débrouillarde. Elle entraîne sa sœur dans de drôles de combines pour survivre – et parsème de fantaisie le difficile quotidien.
- Ambiance très « Little Miss Sunshine » dans l’histoire de Nel qui, à 18 ans, doit élever seule sa petite soeur Noush obsédée par une seule chose : devenir Mini-Miss Camping !
- Petites combines, personnages fantaisistes et attaques de cochons farceurs : Sabrina Bensalah explore la France « de toute en bas », sans JAMAIS céder au pathos !
- Traversé de puissantes métaphores poétiques, ce premier roman est lumineux, fantasque et plein de fraîcheur. Une étoile est née !

Ma cote d'amour: *****J'aime

mercredi 13 avril 2016

En attendant Bojangles

En attendant Bojangles, par Olivier Bourdeaut, Finitude,  160 pages

Ce qu'en dit l'éditeur:

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Prix littéraires

Grand Prix RTL / Lire
Le Roman des étudiants France Culture / Télérama
Prix roman France Télévisions

Ma cote d'amour: *****  Bibliothèque idéale

dimanche 3 avril 2016

Bluebird

Bluebird, par Tristan Koëgel, Didier Jeunesse, 320 pages

Ce qu'en dit l'éditeur:

L'extraordinaire destin de « Minnie Bluebird » devenue chanteuse de blues dans les états-unis des années 40.
Elwyn est fils d’immigrés irlandais, Minnie, fille d’un chanteur itinérant noir. Ils se rencontrent dans une plantation, et tombent amoureux. Ils ont 13 ans, et ne savent pas que leur vie est sur le point de basculer. Quelques jours plus tard, en effet, Minnie assiste au passage à tabac de son père par des hommes du Ku Klux Klan. Effondrée, elle saute dans le premier train, en partance pour Chicago.

Ma cote d'amour: ***** J'aime