mercredi 2 janvier 2019

Les mille et une nuits de Krushnik

Les mille et une nuits de Krushnik, Sholem-Aleikhem, L"antilope, 160 pages

Présentation de l'éditeur:

Dans ces mille et une nuits, le palais est un bateau d’émigrants fuyant vers l’Amérique. Shéhérazade, c’est Yankl, le narrateur, qui confie ses déboires : sa Krushnik natale n’a cessé de passer de l’occupation russe à l’occupation allemande. De quoi rendre fous les habitants juifs, véritables dindons de la farce.
Faire rire de la guerre – la Première Guerre mondiale – Sholem-Aleikhem s’y emploie avec brio.
Un récit écrit en 1915, l’un des derniers de l’auteur.

Extrait

« Donc, comme je vous l’ai promis, monsieur Sholem-Aleikhem, je vais commencer par mon fils aîné, mon Yehiel, que les Ruskoffs ont pris à la guerre et mis à tirer au même titre que les moujiks.
[…] Tu parles d’une science, tirer ! On attrape le machin, on appuie un coup, et ça tire ! Mais là n’est pas la question. Allez-y, fusillez-vous, pendez-vous, noyez-vous, et laissez mon Yehiel tranquille, pourquoi doit-il tirer avec vous ? »

Combien ce livre a fait battre mon cœur: ❤️❤️❤️❤️
Commentaire spontané: Grande joie de commencer mon année plongée dans ce classique de la littérature yiddish qui nous parle d'une époque où la Pologne était loin d'être souveraine et où le peuple juif, qui n'avait alors pas de patrie, servait de fusible commode dans bien des conflits.

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