Siegfried, une idylle noire, Harry Mulisch, Folio, 288 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
Comment appréhender Hitler ? La fiction seule peut-elle nous aider à comprendre cette énigme du mal absolu, comme l'affirme le grand romancier Rudolf Herter lors d'une interview à la télévision autrichienne ? Quand Julia et Ullrich Falk le contactent, après avoir entendu ses propos, et lui révèlent qu'ils ont élevé le fils du Führer et d'Eva Braun, ses convictions vacillent. Car les Falk ont été domestiques au Berghof, le refuge bavarois de Hitler, et lui font le récit non seulement de la vie quotidienne dans l'entourage de Hitler, mais surtout des circonstances dans lesquelles ils se sont attachés au petit Siegfried, jusqu'à ce qu'un ordre venu de Berlin leur demande l'inimaginable. Ce lourd secret qu'ils ont gardé toute leur vie, ils le confient maintenant à Herter. Complètement abasourdi, entre fiction et réalité, ce dernier cherche une réponse...
Siegfried est un roman audacieux, haletant et romanesque, tout en portant la marque de cette interrogation philosophique sur l'Histoire et les origines du mal qui traverse toute l'œuvre de Mulisch. L'originalité du propos appuyée sur une érudition peu commune et un talent de conteur exceptionnel, tout cela fait de Siegfried un vrai coup de maître.
Ma cote d'amour: ***** Enthousiaste
Commentaire spontané: Complètement emportée par l'histoire.
dimanche 23 décembre 2018
Idaho Winter
Idaho Winter, Tony Burgess, Les Allusifs, 152 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
Avec Idaho Winter, Tony Burgess, l’une des voix les plus singulières de la littérature canadienne contemporaine, repousse encore une fois les limites et n’accorde au lecteur aucune tranquillité d’esprit. Ce livre est en réalité un court roman sur un court roman qui a vite fait de dérailler lorsque son protagoniste décide de renverser le tyran (l’auteur) qui n’a eu de cesse de le tourmenter. Sans raison apparente, le « pauvre et pathétique Idaho Winter » est haï par l’ensemble de la petite communauté semi-rurale dans laquelle il vit : son père l’oblige à se nourrir d’animaux morts grouillants de vers pour déjeuner, on lui intime de traverser la rue quand les voitures roulent à tombeau ouvert, et les élèves et les enseignants de son école se liguent contre pour lui faire cruellement payer son existence. Un espoir pointe à l’horizon lorsqu’il fait la rencontre de Madison, qui compatit à ses malheurs et lui apporte un certain réconfort. Mais la jeune fille est la proie des chiens lâchés aux trousses d’Idaho. À ce point du récit, tout bascule. Le souffre-douleur découvre que ses tourments résultent de l’imagination cruelle d’un auteur. Fort de ce savoir, Idaho parvient à enfermer l’écrivain dans un placard et à s’enfuir, assuré qu’il peut désormais, grâce à sa propre imagination, faire prendre à son destin une tout autre direction. Lorsque l’auteur réussit finalement à se libérer, il constate l’ampleur des dégâts occasionnés au roman par Idaho et se met en quête d’une solution pour remettre le récit sur les rails.
Ma cote d'amour: **** J'aime
Commentaire spontané: Des réflexions très atypiques - et plutôt perturbantes quand on est soi-même auteur! - sur la responsabilité de l'écrivain vis-à-vis de ses personnages. Un livre qu'on ne lâche pas, bien que la fin m'ait paru difficile à suivre. Oui, j'avoue, il a fallu que je m'accroche dans les toutes dernières pages, ce que j'ai fait: le début m'avait tellement éblouie.
Ce qu'en dit l'éditeur:
Avec Idaho Winter, Tony Burgess, l’une des voix les plus singulières de la littérature canadienne contemporaine, repousse encore une fois les limites et n’accorde au lecteur aucune tranquillité d’esprit. Ce livre est en réalité un court roman sur un court roman qui a vite fait de dérailler lorsque son protagoniste décide de renverser le tyran (l’auteur) qui n’a eu de cesse de le tourmenter. Sans raison apparente, le « pauvre et pathétique Idaho Winter » est haï par l’ensemble de la petite communauté semi-rurale dans laquelle il vit : son père l’oblige à se nourrir d’animaux morts grouillants de vers pour déjeuner, on lui intime de traverser la rue quand les voitures roulent à tombeau ouvert, et les élèves et les enseignants de son école se liguent contre pour lui faire cruellement payer son existence. Un espoir pointe à l’horizon lorsqu’il fait la rencontre de Madison, qui compatit à ses malheurs et lui apporte un certain réconfort. Mais la jeune fille est la proie des chiens lâchés aux trousses d’Idaho. À ce point du récit, tout bascule. Le souffre-douleur découvre que ses tourments résultent de l’imagination cruelle d’un auteur. Fort de ce savoir, Idaho parvient à enfermer l’écrivain dans un placard et à s’enfuir, assuré qu’il peut désormais, grâce à sa propre imagination, faire prendre à son destin une tout autre direction. Lorsque l’auteur réussit finalement à se libérer, il constate l’ampleur des dégâts occasionnés au roman par Idaho et se met en quête d’une solution pour remettre le récit sur les rails.
Ma cote d'amour: **** J'aime
Commentaire spontané: Des réflexions très atypiques - et plutôt perturbantes quand on est soi-même auteur! - sur la responsabilité de l'écrivain vis-à-vis de ses personnages. Un livre qu'on ne lâche pas, bien que la fin m'ait paru difficile à suivre. Oui, j'avoue, il a fallu que je m'accroche dans les toutes dernières pages, ce que j'ai fait: le début m'avait tellement éblouie.
mercredi 19 décembre 2018
Trois fois la fin du monde
Trois fois la fin du monde, Sophie Divry, Noir sur Blanc, 240 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
Ma cote d'amour: **** J'aime
Commentaire spontané: Habituellement, je n'aime pas trop le style "parlé relâché" qui court tout le long d'un texte (même quand ça sert efficacement l'histoire), mais là j'avoue que j'ai passé outre. C'est fort.
Ce qu'en dit l'éditeur:
Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.
Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. Une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.
« Au bout d’un temps infini, le greffier dit que c’est bon, tout est en règle, que la fouille est terminée. Il ôte ses gants et les jette avec répugnance dans une corbeille. Je peux enfin cacher ma nudité. Mais je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant. »
Ma cote d'amour: **** J'aime
Commentaire spontané: Habituellement, je n'aime pas trop le style "parlé relâché" qui court tout le long d'un texte (même quand ça sert efficacement l'histoire), mais là j'avoue que j'ai passé outre. C'est fort.
lundi 17 décembre 2018
Histoire d'une vie
Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld, Points, 224 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
L'auteur nous livre des fragments qui sont autant de clefs pour la compréhension de son ouvre : souvenirs de sa petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents. Scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la contemplation, l'invention d'une langue.
Ma cote d'amour: ***** Bibliothèque idéale
Commentaire spontané: Un livre qui m'accompagnera durablement, et qui m'a donné des clés pour avancer.
Ce qu'en dit l'éditeur:
L'auteur nous livre des fragments qui sont autant de clefs pour la compréhension de son ouvre : souvenirs de sa petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents. Scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la contemplation, l'invention d'une langue.
Né en 1932 en Bukovine, Aharon Appelfeld a été déporté en 1940 dans un camp de concentration, en Ukraine, d'où il s'est évadé quelques mois plus tard. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages qui lui ont valu une réputation internationale et le prix Nelly-Sachs en 2005. Ses romans Histoire d'une vie (prix Médicis étranger 2004), L'Amour, soudain, L'Immortel Bartfuss, Le Temps des prodiges et Tsili sont disponibles chez Points.
Ma cote d'amour: ***** Bibliothèque idéale
Commentaire spontané: Un livre qui m'accompagnera durablement, et qui m'a donné des clés pour avancer.
dimanche 16 décembre 2018
La dernière fois que j'ai rencontré Dieu
La dernière fois que j'ai rencontré Dieu, Franz-Olivier Giesbert, Gallimard, 192 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
Ce qu'en dit l'éditeur:
«Autant vous prévenir tout de suite : ceci n’est pas un ouvrage de théologie. Si c’est ce que vous attendez, débarrassez-vous-en sans tarder. J’ai un grand respect pour elle mais, à haute dose, il me semble qu’elle peut tuer la foi.
Or, mon sujet, c’est précisément la foi. La foi du charbonnier, celle qui vous donne un sourire stupide du lever au coucher, celle qui vous porte vers les autres, les fleurs, les enfants, les bêtes, celle qui ne s’apprend pas dans les livres.
L’existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent. Dieu est une chose trop importante pour être confiée aux religions.
J’ai écrit ces pages pour vous raconter le roman vrai de mon Dieu tout en partageant avec vous les moments où je l’ai rencontré. J’ai aussi écrit ces pages pour vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu’on appelle le panthéisme. Il est temps d’en mettre dans toutes les religions. Il les apaisera, les embellira.»
Or, mon sujet, c’est précisément la foi. La foi du charbonnier, celle qui vous donne un sourire stupide du lever au coucher, celle qui vous porte vers les autres, les fleurs, les enfants, les bêtes, celle qui ne s’apprend pas dans les livres.
L’existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent. Dieu est une chose trop importante pour être confiée aux religions.
J’ai écrit ces pages pour vous raconter le roman vrai de mon Dieu tout en partageant avec vous les moments où je l’ai rencontré. J’ai aussi écrit ces pages pour vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu’on appelle le panthéisme. Il est temps d’en mettre dans toutes les religions. Il les apaisera, les embellira.»
Ma cote d'amour: *****J'aime
Commentaire spontané: C'est toujours réconfortant de lire qu'une personne est capable de s'émouvoir du battement d'ailes d'un papillon... comme j'en suis capable moi-même!
Captifs
Captifs, Lenia Major, Samir, 165 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
UNE CAGOULE SUR LA TÊTE. LE COFFRE D'UNE VOITURE. NOIR, PEUR. NON ! C'est tout ce que j'ai eu le temps de ressentir quand mes doigts ont effleuré le chouchou que je voulais simplement ramasser. Je m'appelle Sean, j'ai 13 ans et j'ai le don de Souvenance, qui me donne la capacité de lire le passé des objets et des gens, rien qu'en les touchant : une véritable malédiction qui m'isole de tout et de tous. Mais à qui appartient ce chouchou qui m'a plongé dans un kidnapping ? Apparemment à Sylvia, 13 ans aussi et fille du futur patron de ma mère...
Ma cote d'amour: ***** Enthousiaste
Commentaire spontané: Une intrigue bien ficelée qui bénéficie d'une belle écriture. Addictif!
Ce qu'en dit l'éditeur:
UNE CAGOULE SUR LA TÊTE. LE COFFRE D'UNE VOITURE. NOIR, PEUR. NON ! C'est tout ce que j'ai eu le temps de ressentir quand mes doigts ont effleuré le chouchou que je voulais simplement ramasser. Je m'appelle Sean, j'ai 13 ans et j'ai le don de Souvenance, qui me donne la capacité de lire le passé des objets et des gens, rien qu'en les touchant : une véritable malédiction qui m'isole de tout et de tous. Mais à qui appartient ce chouchou qui m'a plongé dans un kidnapping ? Apparemment à Sylvia, 13 ans aussi et fille du futur patron de ma mère...
Ma cote d'amour: ***** Enthousiaste
Commentaire spontané: Une intrigue bien ficelée qui bénéficie d'une belle écriture. Addictif!
mercredi 12 décembre 2018
Le sourire de la guerre
Le sourire de la guerre, Sylvie Baussier, Oskar éditeur, collection Court Métrage, 80 pages
Ce qu'en dit l'éditeur:
Présentation En 1920, Drebica, un petit village juif se retrouve du jour au lendemain coupé en deux : la Pologne s'est arrogé un côté de la rue, et la Russie, l'autre. Icek et Moshe sont désormais séparés de Lev, leur meilleur ami, par une frontière mortelle. Si on force ces jeunes gens à s'enrôler dans des armées ennemies, ils risquent de s'entretuer ! Pour éviter cette atrocité, Icek va faire en sorte d'être refusé comme soldat. Comment va-t-il faire ? L'amitié le pousse à faire un terrible sacrifice. Car non, la guerre ne pourra pas se rire de lui. Présentation de l'auteur Sylvie Baussier vit à Évreux. Après un DEA en Littérature multimédia, elle devient éditrice pour des encyclopédies générales sur papier et cd-rom. Aujourd'hui, elle se consacre pleinement au travail d'écriture pour les enfants. Sylvie Baussier écrit de nombreux documentaires historiques et particulièrement sur des sujets de société et d'histoire ancienne, ainsi que des essais pour adolescents sur des thèmes forts comme le handicap ou la mort. Elle a déjà signé chez Oskar Henry Dunant et La course au pôle Sud : Amundsen et Scott et a signé plusieurs titres avec Pascale Perrier.
Ma cote d'amour: ***** Enthousiaste
Commentaire spontané: Voilà une guerre que je ne cesse de redécouvrir en ce moment! Personnages ultra touchants et grosse réflexion sur les aberrations de la guerre. A mettre entre toutes les mains.
Ce qu'en dit l'éditeur:
Présentation En 1920, Drebica, un petit village juif se retrouve du jour au lendemain coupé en deux : la Pologne s'est arrogé un côté de la rue, et la Russie, l'autre. Icek et Moshe sont désormais séparés de Lev, leur meilleur ami, par une frontière mortelle. Si on force ces jeunes gens à s'enrôler dans des armées ennemies, ils risquent de s'entretuer ! Pour éviter cette atrocité, Icek va faire en sorte d'être refusé comme soldat. Comment va-t-il faire ? L'amitié le pousse à faire un terrible sacrifice. Car non, la guerre ne pourra pas se rire de lui. Présentation de l'auteur Sylvie Baussier vit à Évreux. Après un DEA en Littérature multimédia, elle devient éditrice pour des encyclopédies générales sur papier et cd-rom. Aujourd'hui, elle se consacre pleinement au travail d'écriture pour les enfants. Sylvie Baussier écrit de nombreux documentaires historiques et particulièrement sur des sujets de société et d'histoire ancienne, ainsi que des essais pour adolescents sur des thèmes forts comme le handicap ou la mort. Elle a déjà signé chez Oskar Henry Dunant et La course au pôle Sud : Amundsen et Scott et a signé plusieurs titres avec Pascale Perrier.
Ma cote d'amour: ***** Enthousiaste
Commentaire spontané: Voilà une guerre que je ne cesse de redécouvrir en ce moment! Personnages ultra touchants et grosse réflexion sur les aberrations de la guerre. A mettre entre toutes les mains.
Inscription à :
Articles (Atom)






