lundi 2 avril 2018

Dans la maison qui recule

Dans la maison qui recule, Maurice Mourier, éditions de l'Ogre, 250 pages

Ce qu'en dit l'éditeur:

Dans un futur proche, dans une région incertaine (mais évoquant fortement les Cévennes), un jeune journaliste – le Jeune Homme Blet – cherche à pénétrer une communauté fermée, une forteresse, pour y rencontrer le Saint, prétendu guide spirituel qui a su préserver ce lieu du monde extérieur. Chemin faisant, il rencontrera une foule de personnages qui joueront avec son esprit et ses nerfs, sans le rapprocher une seule fois de ce Saint qui semble terriblement absent de leur vie quotidienne : le docteur Rubbe, monsieur Loyal versé dans la pétomanie, Evelyne, pré-adolescente surdouée et nymphomane, Faux-Derche, Noir haut placé dans la mystérieuse hiérarchie du groupe et imitant à la perfection l’accent antillais, ou encore Bellétron, malheureux éditeur transformé en cheval.
Tandis que le jeune journaliste s’épuise physiquement et nerveusement, balloté par les manipulations, mensonges et mises en scène de cette étrange communauté, le lecteur se retrouve sans cesse confronté à une terrible question : cette communauté qui a su radicalement renouveler son rapport à la connaissance et au sexe relève-t-elle de l’utopie ou de la contre-utopie, ou, pour le dire en des termes résonnant plus directement avec l’ouvrage, le pauvre journaliste pénètre-t-il dans le Château (de Kafka) ou dans l’Abbaye de Thélème (de Rabelais) ?
Avec Dans la maison qui recule, Maurice Mourier propose une relecture grotesque, absurde et souvent hilarante du Château de Kafka, servie par une langue follement inventive qui emprunte autant à la langue de Lewis Carroll qu’à l’imaginaire de Rabelais. Truffé de références et d’allusions littéraires dissimulées aussi bien dans la langue que dans la trame narrative, ce texte permet plusieurs niveaux de lectures, de la plus naïve à la plus érudite.

Ma cote d'amour: ***** Je n'accroche pas
Commentaire spontané: Une langue truculente. Trop peut-être? Au bout d'un moment, la truculence a tué chez moi le propos.

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