lundi 11 mars 2019

Des jours sans fin

Sebastian Barry, Joëlle Losfeld éditions, 272 pages

Présentation de l'éditeur:

Chassé de son pays d’origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l’ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l’Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l’Ouest, se travestissent en femmes pour des spectacles, et s’engagent du côté de l’Union dans la guerre de Sécession.
Malgré la violence de ces fresques se dessine cependant le portrait d’une famille aussi étrange que touchante, composée de ce couple inséparable, de Winona leur fille adoptive sioux bien-aimée et du vieux poète noir McSweny comme grand-père. Sebastian Barry offre dans ce roman une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu dans une existence souvent âpre et quelquefois entrecoupée d’un bonheur qui donne l’impression que le jour sera sans fin.

Combien ce livre a fait battre mon cœur: ❤️❤️❤️❤️
Commentaire spontané: Beaucoup de batailles dans cet ouvrage qui est loin de se résumer à un livre de guerre, au contraire. Pour moi, il s'agit avant tout d'une merveilleuse histoire d'amour et de liberté, qu'entravent l'indigence et l'esprit étriqué d'une époque où les indiens sont des ennemis à abattre et où les noirs sont pendus sans autre forme de procès dans les états sudistes. La langue très imagée est un vrai bonheur de lecture.

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